Deux cousins qui reconstituent chacun leur arbre saisissent nécessairement les mêmes aïeux. La fusion réunit les deux branches en un arbre plus large, avec l'accord des deux contributeurs — et c'est vous qui confirmez, fiche par fiche, quelles personnes n'en font qu'une.
Un arbre généalogique contient des informations sur des personnes bien vivantes — vos parents, vos cousins, vos enfants — qui n'ont jamais donné leur accord pour figurer sur un site public. Toute personne dont le décès n'est pas établi est donc invisible pour les autres membres et pour les visiteurs : seul le contributeur voit ce qu'il a saisi. Une personne née il y a plus de 120 ans est considérée comme décédée même sans acte, cette limite étant celle retenue par l'ensemble des plateformes généalogiques.
GEDCOM est le format d'échange commun à tous les logiciels de généalogie depuis les années 1980. Il permet de passer d'un outil à l'autre sans ressaisir des milliers de fiches. Tous les grands acteurs proposent un export : c'est le moyen le plus rapide de démarrer ici avec un arbre déjà constitué.
Les actes de naissance et de mariage ne sont communicables qu'après soixante-quinze ans : il n'existe donc aucune source publique permettant de vérifier une naissance récente. Les décès font exception. L'INSEE recense depuis 1970 l'ensemble des décès survenus en France, et publie ce fichier en accès libre depuis 2019, à la suite d'un avis de la CADA — plus de vingt-neuf millions d'enregistrements, mis à jour chaque mois. C'est la seule source nominative ouverte en généalogie française.
L'outil interroge ce fichier pour chacune de vos fiches portant un décès postérieur à 1970. Trois réponses sont possibles. Confirmé : la date correspond, et le numéro d'acte vous est restitué. Précisé : vous aviez « vers 2009 », le fichier donne le 2 janvier 2009 — votre date n'était pas fausse, seulement approximative. Écart : les deux dates se contredisent et l'une des deux se trompe.
Votre saisie n'est jamais réécrite automatiquement. Le fichier de l'INSEE comporte ses propres erreurs de transcription, et un relevé d'acte peut avoir raison contre lui : le report d'une valeur vous est proposé, il ne s'impose pas. La vérification apporte aussi ce que votre document ne contenait peut-être pas — commune de décès, commune de naissance, numéro d'acte.
Une limite à connaître avant de lancer la vérification : sur un arbre remontant au XIXe siècle, l'écrasante majorité des décès sont antérieurs à 1970 et ressortiront hors période. Ce n'est pas un défaut de la recherche mais le périmètre de la source. L'outil vous annonce le décompte avant de commencer.
Publier un arbre généalogique pose un problème que les plateformes règlent mal : il contient des personnes bien vivantes — vos enfants, vos cousins — dont personne n'a demandé l'accord. C'est pourquoi elles restent masquées ici. Mais votre famille, elle, a toute légitimité à les voir.
Un lien privé résout cette tension. Vous le créez en un clic, vous le transmettez à qui vous voulez — l'outil peut l'envoyer par courriel —, et il ouvre votre arbre en lecture : le dessin interactif, la liste des fiches, le détail de chaque personne, l'album photo. Aucun compte n'est nécessaire pour le consulter. Une case décide si les personnes vivantes y figurent avec leur nom, ou restent anonymes. Le lien est révocable à tout moment, et le révoquer coupe l'accès instantanément.
Et si votre correspondant veut aller plus loin, il lui suffit de créer un compte : il peut alors dupliquer votre arbre chez lui pour le poursuivre à sa façon. La copie emporte les personnes, les filiations, les unions et les événements — pas les photos, qui restent chez vous. Elle porte le nom de sa provenance et la date, ce qui garde trace de l'origine commune : deux arbres issus d'une même source ne divergent pas par hasard, leurs écarts sont des corrections.
Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, autoriser un proche à enrichir votre arbre plutôt que d'en prendre une copie. Il ajoute alors des fiches et des photos aux vôtres, corrige ce qui doit l'être, mais ne peut rien supprimer : effacer une fiche, une photo ou une filiation reste de votre seul ressort.
Un arbre sans visages reste une liste de noms. Vous pouvez rattacher vos photos aux personnes de votre arbre — et une même photo de mariage ou de communion peut en marquer plusieurs. Les noms apparaissent sous le cliché, et chaque fiche affiche les photos où la personne figure. Vous désignez laquelle sert de portrait, celle qui s'affichera dans les cases de l'arbre.
Trois niveaux de visibilité : pour vous seul, pour votre cercle de partage, ou publique. Une règle prime sur ces réglages : une photo montrant une personne vivante ne sort jamais en public, quelle que soit l'étiquette que vous lui avez donnée.
Techniquement, les images ne passent pas par la médiathèque WordPress, dont les fichiers sont accessibles à quiconque connaît leur adresse. Elles sont déposées dans un dossier fermé et ne sortent que par un contrôle des droits, à chaque requête. Elles sont par ailleurs redimensionnées dans votre navigateur avant l'envoi : une photo de téléphone de quatre mégaoctets arrive à trois cents kilooctets, et vous pouvez la convertir en noir et blanc pour l'accorder aux tirages anciens.
Deux cousins qui reconstituent chacun leur arbre saisissent nécessairement les mêmes aïeux. Lorsqu'une personne de votre arbre figure aussi dans celui d'un autre membre, un encart apparaît sur sa fiche avec ce que chacun a renseigné.
L'intérêt n'est pas la ressemblance mais la divergence. Deux relevés concordants n'apprennent rien ; deux relevés qui donnent 1652 et 1653 signalent un acte à revérifier, et c'est l'information la plus précieuse qu'un arbre partagé puisse produire. Les écarts de dates et de lieux sont donc mis en évidence, en ignorant les différences purement typographiques — « Péault (85) » et « Peault » désignent le même endroit.
Rien n'est fusionné. Le rapprochement s'appuie sur le patronyme, le premier prénom et l'année de naissance : deux homonymes nés la même année dans deux villages différents remonteraient ici. Ce sont des pistes à confirmer, et votre arbre reste le vôtre — aucun autre membre ne peut le modifier.