Le prix médian au m² de votre secteur, calculé sur les ventes réellement enregistrées et publiées par l'administration fiscale. Maison et appartement séparés, évolution sur cinq ans, nombre de ventes ayant servi au calcul.
Ils proviennent de la base DVF (« demandes de valeurs foncières »), publiée par la direction générale des finances publiques. Chaque vente immobilière donnant lieu à un acte notarié y figure : montant, surface, type de bien, localisation. Ce ne sont donc ni des estimations d'algorithme, ni des prix affichés dans des annonces, mais des transactions effectivement conclues. Les annonces surestiment souvent le marché, puisqu'elles montrent le prix demandé et non le prix signé.
Parce qu'une seule vente exceptionnelle suffit à fausser une moyenne. Dans un village de trente ventes, une propriété à deux millions d'euros tire la moyenne vers le haut au point de la rendre absurde. La médiane, elle, est le prix qui sépare le marché en deux moitiés : autant de ventes au-dessus qu'en dessous. C'est le prix « typique » du secteur, insensible aux extrêmes.
En ville, une même rue voit passer assez de ventes chaque année pour qu'un prix au m² y ait un sens. À la campagne, une rue peut n'enregistrer qu'une transaction tous les cinq ans — un chiffre calculé là-dessus ne voudrait rien dire, et permettrait d'ailleurs d'identifier le vendeur. L'outil affiche donc le niveau le plus fin que les données autorisent : la rue quand elle est assez fournie, la commune partout ailleurs.
DVF ignore l'état du bien, l'étage, l'exposition, la vue, le calme, les travaux réalisés ou à prévoir, la qualité de la copropriété. Deux appartements de même surface dans la même rue peuvent valoir 30 % d'écart pour ces raisons. Le prix médian vous donne le niveau du marché autour de vous — un point de départ pour discuter, pas une valeur d'expertise.