Le système des indépendants au réel est déroutant : l'URSSAF appelle d'abord des cotisations provisionnelles (sur un revenu ancien), puis régularise une fois le revenu réel connu. Cet outil vous aide à anticiper ces mouvements et à provisionner votre trésorerie.
Revenu net (après charges), tel que déclaré. N = année en cours (revenus pas encore déclarés).
Chaque poste s'applique sur son assiette propre (plafonnée au PASS, progressive…). Choisissez le barème de référence ci-dessous.
Ce que l'URSSAF va vous demander, étape par étape.
Le même chiffre d'affaires ne donne pas le même revenu net selon le statut. Ce comparateur montre la logique de chaque statut (abattements, cotisations, impôt) pour vous aider à comprendre les différences. Ajustez les paramètres selon votre cas.
L'impôt sur le revenu est calculé automatiquement selon le barème progressif officiel (modifiable ci-dessous). Les frais de compta ne sont pas déduits en micro-entreprise ni en portage (non applicables).
Dans une société à l'IS (EURL/SASU), vous choisissez combien vous sortez en rémunération (soumise à cotisations sociales, déductible du résultat, imposée à l'IR) et combien reste dans la société pour être distribué en dividendes (après IS, puis flat tax 30 %). Ce module balaie toutes les répartitions possibles et affiche celle qui vous laisse le maximum net en poche — c'est-à-dire le moins de prélèvements totaux (charges sociales + IS + IR + prélèvements sur dividendes).
La flat tax, ou PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique), est l'impôt à taux fixe qui s'applique aux dividendes que vous vous versez depuis votre société. Elle est de 30 %, répartie ainsi :
Important — il y a une double couche d'imposition sur les dividendes :
C'est ce qui rend l'arbitrage intéressant : le dividende subit IS + flat tax mais échappe aux cotisations sociales, alors que la rémunération subit les cotisations + l'IR mais est déductible du résultat de la société. Selon vos taux, l'un ou l'autre l'emporte — d'où l'intérêt de ce simulateur.
À savoir : au lieu du PFU, on peut opter pour le barème progressif de l'IR (avec abattement de 40 % sur les dividendes), parfois plus avantageux si votre tranche d'imposition est faible. Ce simulateur ne modélise que le PFU à 30 %, réglable ci-dessous.
Les taux (cotisations, IS, flat tax, barème IR) sont repris de l'onglet « CA → revenu net par statut ». Ajustez-les là-bas ; ils s'appliquent aussi ici.
Note : en EURL à l'IS, la part de dividendes dépassant 10 % du capital social est soumise aux cotisations TNS. Laissez à 0 % si non concerné (capital suffisant), sinon saisissez le taux effectif.
Vue d'ensemble des caractéristiques de chaque statut pour vous aider à choisir selon vos critères (responsabilité, plafonds, fiscalité…). Complément du comparateur chiffré.
| Critère | Micro-entreprise | EI (réel) | EURL | SASU | Portage | SARL | SAS | SNC | SA |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'associés | 0 (individuel) | 0 (individuel) | 1 | 1 | 0 (salarié) | 2 à 100 | 1 minimum | 2 minimum | 2 min. (7 si cotée) |
| Capital de départ | Aucun | Aucun | Libre (1 € possible) | Libre (1 € possible) | Aucun (salarié) | Libre | Libre | Libre | 37 000 € minimum |
| Plafonds de CA | 83 600 € (services) 203 100 € (vente) seuils 2026 |
Aucun | Aucun | Aucun | Aucun | Aucun | Aucun | Aucun | Aucun |
| Responsabilité | Patrimoine pro (réforme 2022) | Patrimoine pro (réforme 2022) | Limitée aux apports | Limitée aux apports | Salarié : aucune | Limitée aux apports | Limitée aux apports | Illimitée et solidaire | Limitée aux apports |
| Régime social dirigeant | TNS | TNS | TNS | Assimilé-salarié | Salarié | TNS si gérant majoritaire, sinon assimilé-salarié | Assimilé-salarié | TNS (associé) | Assimilé-salarié |
| Fiscalité des bénéfices | IR (micro) ou VL | IR, option IS | IR, option IS | IS, option IR (5 ans) | IR (salaire) | IS, option IR possible | IS, option IR (5 ans) | IR, option IS | IS, option IR (5 ans) |
| Obligations comptables | Allégées | Complète | Complète + comptes annuels | Complète + comptes annuels | Aucune (société de portage) | Complète + comptes annuels | Complète + comptes annuels | Complète + comptes annuels | Complète + commissaire aux comptes |
| TVA | Franchise sous seuils | Régime réel | Régime réel | Régime réel | Gérée par le portage | Régime réel | Régime réel | Régime réel | Régime réel |
Ce simulateur réunit plusieurs calculs utiles à tout travailleur indépendant : l'estimation des cotisations URSSAF (provisionnelles et régularisation), la comparaison du revenu net selon le statut juridique (micro-entreprise, entreprise individuelle, EURL, SASU, portage salarial) et, pour les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés, la recherche de la rémunération optimale entre salaire et dividendes.
Les cotisations d'un travailleur indépendant sont d'abord appelées à titre provisionnel, sur la base d'un revenu estimé ou du revenu des années précédentes (N-1, N-2). Une fois le revenu réel connu, l'URSSAF procède à une régularisation : si vous avez gagné plus que prévu, vous payez un complément ; si vous avez gagné moins, vous êtes remboursé ou crédité. L'onglet « Cotisations URSSAF » vous aide à anticiper ces deux mouvements pour éviter les mauvaises surprises de trésorerie.
À chiffre d'affaires égal, le revenu net dépend fortement du statut :
Dans une société soumise à l'IS (EURL ou SASU), le dirigeant peut se verser une rémunération (soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu) ou distribuer des dividendes (soumis à l'impôt sur les sociétés puis à la flat tax de 30 %). L'onglet « Rémunération optimale » balaie toutes les répartitions possibles pour trouver celle qui maximise le net réellement perçu, ou qui privilégie la capitalisation dans la société si vous choisissez de mettre en réserve. Les curseurs vous permettent d'ajuster selon vos besoins réels de revenu.
Les cotisations sont un pourcentage du revenu professionnel (bénéfice pour un indépendant au réel, chiffre d'affaires pour un micro-entrepreneur). Elles sont d'abord appelées à titre provisionnel sur la base des revenus passés, puis régularisées quand le revenu réel de l'année est connu. Les taux varient selon la nature de l'activité et le niveau de revenu.
Cela dépend du chiffre d'affaires et du niveau de frais. La micro-entreprise est avantageuse à faible chiffre d'affaires et avec peu de charges, grâce à sa simplicité. Au-delà d'un certain niveau, ou avec des frais importants, une société à l'IS (EURL ou SASU) permet souvent d'optimiser davantage grâce à la déduction des frais réels et à l'arbitrage rémunération/dividendes. Le comparateur de cet outil chiffre chaque cas à partir de votre chiffre d'affaires.
En société à l'IS, la rémunération est déductible du résultat mais supporte des cotisations sociales et l'impôt sur le revenu ; les dividendes échappent aux cotisations (hors part TNS au-delà de 10 % du capital en EURL) mais subissent l'impôt sur les sociétés puis la flat tax de 30 %. L'optimum se situe généralement dans un équilibre entre les deux, que le simulateur calcule automatiquement.
Pour 2026, le plafond de chiffre d'affaires est de 83 600 € pour les prestations de services (BIC et BNC) et de 203 100 € pour la vente de marchandises. Le régime n'est perdu qu'après deux années civiles consécutives de dépassement. Attention : les seuils de franchise de TVA sont distincts et plus bas (37 500 € pour les services, 85 000 € pour la vente).
Le gérant majoritaire d'EURL est travailleur non salarié (TNS) : cotisations plus faibles mais protection sociale moindre. Le président de SASU est assimilé-salarié : charges plus élevées mais meilleure couverture (notamment retraite). À chiffre d'affaires égal, l'EURL laisse souvent plus de net en poche si on distribue, tandis que la SASU pousse davantage vers les dividendes ou la mise en réserve.